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vendredi 6 mars 2015

Créer son refuge


« Je suis dans une bulle à la paroi fine mais robuste. Cette bulle représente en réalité une planète dont je suis la seule habitante. Il y a de l’herbe partout parsemée de fleurs violettes et blanches ainsi que de fleurs de lotus. Le vent souffle légèrement, ce n’est qu’une brise qui donne un mouvement de balancier dans mon monde. Cette brise représente la vie de ce monde, les mouvements qu’elle engendre sont les battements de son cœur. Tout est possible. Il y a un oranger derrière moi où s’ébattent deux écureuils. L’arbre est couvert d’oranges mûres, prêtes à être cueillies. Je suis assise en tailleur et j’admire la pleine lune se détachant d’un ciel bleu, rose pastel et blanc. On distingue quelques étoiles qui semblent clignoter dans le ciel, comme si elles envoyaient des messages. Je suis entourée de bougies allumées qui forment un cercle autour de moi. Elles sont blanches et de taille moyenne. Elles ne semblent pas se consumer. Elles brillent tout simplement. Elles représentent la vie qui m’anime, cette passion ardente qui brûle en moi sans jamais se consumer. Dans l’herbe sont disséminées des milliers de lucioles dont les lumières dansent au milieu des brins d’herbe, animant et éclairant ce monde ainsi que les routes qui le sillonnent. De l’arbre se dégage une odeur légère, fruitée, sucrée, très agréable et enivrante. Cela donne envie de mordre dans ces oranges pour voir quelles saveurs vont s’en dégager. Chacune a l’air différente de l’autre. Une expérience unique comme celle que nous faisons chaque fois que nous mordons dans les fruits que la vie nous offre. Certains fruits nous laissent un goût amer, d’autre nous transportent dans des contrées lointaines, d’autres nous laissent sans voix, et cela est sans fin. Toutes ces oranges ont donc quelque chose de différent et de nouveau à me faire découvrir. Le tronc de l’arbre est quant à lui brun foncé, il est tantôt rugueux, tantôt lisse. J’adore laisser courir mes mains dessus. Les aspérités qui le parcourent reflètent les intempéries qui l’ont frappé. Elles sont semblables aux traces laissées en nous par les événements de la vie. Parfois, tout est lisse, parfois nous sommes blessés, meurtris. Alors les cicatrices qui apparaissent se referment mais ne s’effacent pas. Elles recouvrent notre écorce la rendant rugueuse par endroit, c’est ce qui la rend si belle d’ailleurs, ce qui fait son caractère –  notre caractère.  Parcourir ce tronc qui a vécu me donne envie d’y grimper pour voir ce qui se cache dans les branchages, pour y trouver des trésors enfouis dans le feuillage. Je suis pieds nus, l’herbe est fraîche et revigorante sous mes pieds. Je me sens connectée, comme enracinée dans ce monde. Nous ne faisons qu’un. Il ne me reste qu’à entamer l’ascension. Partir pour l’aventure! »

Un peu de poésie dans ce monde de brutes


La vie est une danse
Tantôt triste au son larmoyant des violons
Tantôt joyeuse au rythme envoûtant des percussions
Parfois nostalgique, souvent surprenante,
Mais toujours mouvementée et créative.
Apprendre à vivre c’est apprendre à danser,
Faire que notre être soit en accord avec la mélodie du moment
Même si cela n’empêche pas quelques faux pas!