Home



jeudi 26 mai 2016

Un nouveau concept politique: la 'démocratie totalitaire'?

                Plus besoin d'écrivains visonnaires tels qu'Aldous Huxley ou George Orwell pour innover. Désormais, ce sont certains de nos élèves qui, dans leurs copies, mentionnent un nouveau concept (bien que cela se fasse à leur insu): 'la démocratie totalitaire'. Bien que maladroit, le terme en lui-même, est intéressant. Alors essayons de définir ce que pourrait être une 'démocratie totalitaire' si le terme existait et concernait le régime politique d'un pays: ce serait un régime dans lequel le peuple aurait toujours le droit de s'exprimer, mais uniquement par le vote, et dont l'avis ne serait pas pris en compte (passage en force des lois). Ainsi, toute tentative de contester, protester, revendiquer ses droits serait niée, voire ferait l'objet d'une répression violente (évacuation musclée dès qu'il y a grève). Nous avons voté (enfin pas tous vu l'accroissement du taux d'absention au fil des élections) mais les politiques élus passent des lois en force - détournant des articles utilisés en cas de mise en danger du pays pour passer ces lois. L'objectif d'un gouvernenment, normalement, est de travailler dans l'intérêt du peuple qu'il gouverne afin de lui offrir des conditions de vie et de travail favorables à son bien-être et à la croissance économique du pays. Pour atteindre cet objectif quatre éléments sont indispensables : une bonne éducation, un bon système de santé, une justice fiable et, enfin, du travail permettant de vivre de façon décente et non dans la précarité. Les dernières réformes passées dans les domaines de l'éducation et de la santé sont allées à l'encontre de cet objectif. Les affaires, et différents scandales de ces dernières années, font que les Français ne croient plus réellement en leur système judiciaire. Enfin, cette loi du travail finit le travail, si je puis dire. Comment notre pays pourrait-il rester Notre Pays si les enfants n'ont plus accès à l'école gratuite pour tous, si on ne leur donne pas la possibilité de pouvoir un jour participer à la société de demain? Comment notre pays peut-il fonctionner si les gens ne peuvent plus être soignés correctement et de façon équitable? Comment peut-il fonctionner quand certains délits ou crimes ne sont pas punis sous prétexte que certaines personnes seraient intouchables? Comment peut-il fonctionner si le travail devient précaire? 
              Alors, oui aujourd'hui le pays est bloqué. Oui, c'est énervant d'être encore les premiers à souffrir d'une telle situation alors que nous n'y sommes pour rien. Mais, nous sommes un pays avec une longue tradition de lutte face à l'injustice quelle qu'elle soit. Nous avons toujours su défendre nos droits et nos valeurs pour nous donner les moyens d'avoir une société dans laquelle nous épanouir et que nous pourrions léguer à nos enfants. Nous avons le droit de contester un gouvernement lorsque celui-ci ne remplit plus sa mission première. C'est ce que font ces gens qui bloquent tout aujourd'hui. Chaque fois que l'éxecutif de notre pays a voulu nier nos droits nous avons su nous mettre debout et tenir tête à la tête du pays, et nous en sommes sortis vainqueurs. Défendre nos droits et notre démocratie est essentiel. Nous avons une très grande capacité de résistance et nous sommes capables de solidarité. Nous l'avons fait pendant la Seconde Guerre Mondiale (grâce aux résistants), nous l'avons fait dans les mines, nous le faisons aussi lorsque nous nous réunissons suite à une attaque terroriste de notre pays. Là aussi nous défendons notre liberté qui nous est si chère. Il ne s'agit pas d'un caprice. Nos dirigents devraient se souvenir non seulement de leurs cours d'histoire (eux qui ont fait de grandes écoles) mais aussi du fait qu'ils non pas été élus à la majorité. En effet, si l'on prend en compte le taux d'abstention, qu'on y ajoute les votes blancs, et les voix données aux autres partis politiques...il ne leur reste qu'un pourcentage infime de voix au final. Infime face aux 44,6 millions d'électeurs que nous sommes. Il ne s'agit pas d'un caprice car nous savons que nous sommes dans notre droit, la preuve en est que la loi a été passée en force, c'est donc que nos dirigenats savaient qu'elle ne ferait pas l'unanimité, qu'elle ne protégeait pas nos droits. C'est là qu'est le caprice. Et nous ne pouvons laisser notre pays devenir l'expression du caprice d'une 'pincée' d'hommes. Mon propos peut paraître idéaliste mais un proverbe dit "Vise la Lune, en cas d'échec tu atterriras dans les étoiles". Il faut viser haut, se donner les moyens (même si ceux-ci sont démesurés et engendrent parfois des sacrifices) pour préserver ce qui nous est cher. Si nous ne le faisons pas pour nous, faisons-le pour nos enfants, cette loi pourrait être leur avenir; la fin de la démocratie, si ce passage en force est entériné, pourrait aussi faire partie de leur avenir. Alors question : est-ce ce que nous voulons? Une 'démocratie totalitaire'?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire